Je suis désormais indépendant en portage salarial !

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La délivrance après deux mois et demi d'attente

Enfin ! Je peux désormais travailler, ou plutôt facturer mes prestations. 

Dire que j’ai dû attendre près de deux mois et demi, et que j’aurais attendu encore longtemps si je n’avais pas trouvé cette solution.

Pour ceux qui ne connaissent pas mon histoire, j’ai dû fermer ma société suite à une méchante histoire de dettes sociales (lire l’histoire ici).

Ne voulant plus entendre parler de l’administration avant un moment, j’avais décidé de fermer mon EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) pour mieux repartir en tant qu’autoentrepreneur.

Loin de moi l’idée que fermer une entreprise était un calvaire administratif et une procédure interminable.

Photo par Jeremy Perkins on Unsplash

Ne pouvant me résigner à reprendre un job après plus de 6 années passées en tant qu’indépendant, j’attendais jour après jour le fameux document du tribunal du greffe attestant de la fermeture de ma société.

Après un appel à mon comptable qui m’annonce qu’il ne peut finaliser le bilan comptable , nécessaire pour mon dossier, sans obtenir les montants des frais juridiques engagés pour la procédure administrative de dissolution de mon entreprise, je comprends que mon entreprise ne sera probablement pas fermée au regard de l’administration française avant encore un mois et demi. 

En effet, le service juridique en question est en vacances, et mon comptable m’annonce tranquillement qui part en vacances le lendemain pour une durée de quatre semaines…

Bref, il me fallait une solution, et rapidement.

À la recherche du statut salvateur

Je suis donc à ce jour, 13 août 2018, toujours considéré comme étant le gérant de mon entreprise en EURL, ce qui m’empêche donc de pouvoir créer une structure sous le statut de l’autoentrepreneur.

Pour ceux qui ne seraient pas au fait des en matière de législation, il est impossible de cumuler autoentrepreneur avec un autre type de société.

Photo par Sebastian Pichler par Unsplash

On peut être salarié et autoentrepreneur, on peut être à la tête de plusieurs EURL, de plusieurs SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle), mais on ne peut cumuler autoentrepreneur et EURL/EIRL/SASU.

Je me souviens alors d’un statut que j’avais toujours écarté car je considérais qu’il n’était pas vraiment rentable financièrement parlant : le portage salarial.

Le portage salarial : un statut spécial

J’imagine que nombre d’entre vous n’ont jamais entendu parler de portage salarial. Pour faire simple, le portage salarial permet d’être en CDI tout en restant indépendant.

Peut-être que vous être en train de vous dire que si je suis en CDI, alors je ne suis pas vraiment indépendant. En fait, oui et non.

Le portage salarial est un statut spécial. L’entreprise vous embauche effectivement en CDI mais il n’y a aucun lien de subordination entre vous et l’employeur. Vous restez donc maître de vos décisions et de votre travail.

Avantages du portage salarial

Il y a plusieurs avantages à être en portage salarial. Premièrement, il y a le fait d’être en CDI. Je ne suis pas spécialement fan de contrat puisque je considère qu’il ne représente pas le futur mais il faut bien avouer que notre société vit encore dans le passé. 

Tout indépendant connait les difficultés pour louer un logement par exemple. Être indépendant c’est être considéré comme étant placé entre le SDF et l’étudiant sur l’échelle sociale. Vous n’aurez aucun problème pour louer un logement si vous êtes en CDI même si votre salaire est trois fois inférieur de ce que vous toucheriez en tant qu’indépendant. Bienvenue en France.

Le CDI vient avec tout les avantages d’être salarié d’une entreprise. Accès au chômage, mutuelle (obligatoire), couverture sociale.

Photo par Annie Spratt sur Unsplash

La société de web portage fournit aussi une responsabilité civile professionnelle, ce qui évite d’avoir en payer une.

Le gros avantage est le fait de ne pas avoir à créer une structure juridique (autoentrepreneur, EIRL, EURL, SASU, …). Et donc l’administration qui va avec. Certes, le statut de l’autoentrepreneur est assez simple puisqu’il suffit de déclarer son chiffre d’affaires tout les 3 mois et qu’on paye directement les cotisations sociales. Ce n’est pas vraiment la même histoire pour les autres statuts, il vous faut un comptable et même avec un comptable vous pouvez encore vous y perdre (et perdre de l’argent, voire mettre la clef sous la porte comme dans mon cas…).

La société de portage salarial s’occupe donc de tout le côté administratif pour vous. Il vous suffit de leur fournir les contrats, factures et frais divers, et ils vous envoient ensuite une fiche de paie, comme un salarié normal. 

Les inconvénients du portage salarial

Évidemment, le portage salarial est un business model, ce n’est donc pas gratuit. En fonction des sociétés de portage, on vous prélèvera entre 3 et 15% de chiffre d’affaires. Personnellement, je suis à 8% mais j’aurai pu opter pour 5%.

Un autre inconvénient, majeur cette fois, c’est le coût des cotisations. En portage salarial, c’est vous qui supportez les cotisations patronales et salariales.

En général, votre salaire net est plus ou moins égal à 50% (entre 46 et 54% selon les cas) de votre chiffre d’affaires (hors taxes bien sûr). Ce qui est assez comparable à une EURL ou une SASU au final.

Photo par Hans Ripa sur Unsplash

C’est bien par rapport à l’autoentrepreneur qu’apparaît le désavantage puisque les cotisations ne s’élèvent qu’à 23%. Il faut bien sûr prendre en compte les charges (c’est-à-dire tous les frais) mais pour quelqu’un comme moi qui n’a que très peu de charges, la différence est quand même assez notable au niveau du « salaire » final. 

Pour ma part, la différence de salaire s’élèverait à environ 45%, ce qui est assez énorme.

Une option pas si mauvaise au final

Si je compare l’option portage salarial par rapport à l’EURL, au niveau financier on obtient sensiblement. Le portage salarial est donc plutôt intéressant puisqu’on profite du statut de salarié tout en n’ayant pas à s’occuper de la partie administrative, qui s’avère souvent être une plaie, même avec un comptable.

Par rapport à l’autoentrepreneur, c’est moins intéressant, que ce soit financièrement ou administrativement. Le suivi administratif du statut d’autoentrepreneur est vraiment très rapide. À moins que vous ne sachiez pas additionner le montant de vos factures, je ne vois pas ce qui pourrait vous faire perdre du temps. Honnêtement, cela devait me prendre un quart d’heure grand max pas trimestre.

Au niveau financier, la différence de salaire est quand même assez importante. Il faut évidemment prendre en compte le plafond de l’autoentrepreneur, environ 33 000 pour le premier palier. Puis ensuite le deuxième plafond à 70 000, tout en sachant que vous devrez facturer la TVA, soit 20% de revenus en moins.

Photo par Aron sur Unsplash

Au final, au regard de ma situation, c’est une bonne solution temporaire. Ce n’est clairement pas l’idéal au niveau financier mais au moins je peux commencer à travailler tout de suite.

Et rien ne m’empêchera de démissionner et de repartir en autoentrepreneur une fois mon entreprise (EURL) définitivement fermée. D’ailleurs, rien ne m’oblige à démissionner puisqu’on ne paie pas de frais de portage salarial lorsqu’on ne réalise aucun chiffre d’affaires (enfin presque, il faut quand même payer la mutuelle).

J’avais même réfléchit plus loin en me disant que cumuler les deux statuts pouvaient être une bonne idée si jamais j’arrivais au second plafond de l’autoentrepreneur. Dépasser le plafond annuel (70 K€) signifierai repasser en entreprise « classique » (EIRL, EURL, SASU) donc au lieu de dépasser le plafond, je pourrai terminer l’année sous le statut du portage salarial. Puis redémarrer, sans avoir eu besoin de fermer, en tant qu’autoentrepreneur au 1er janvier.

Une bonne manière de conjuguer le meilleur des deux mondes.

La société que j'ai choisie pour me "porter"

Après m’être renseigné, j’ai choisi de me lancer avec la société Webportage. Il y en a beaucoup d’autres, dont ITG avec laquelle une petite préférence.

Mais j’ai opté pour Webportage car les frais étaient plus bas et les conditions de démarrage étaient plus rapides, ce dont j’avais vraiment besoin.

Si vous êtes intéressé, je peux vous parrainer chez Webportage en utilisant ce lien.

Jonathan Gerbaudhttps://www.project41.fr
De -10K€ à +100 K€ en un an. C'est le pari un peu fou que je me suis lancé suite à la mésaventure professionnelle qui m'a fait connaitre la dette pour la première fois de ma vie. Mais comme je le dis toujours, ce n'est qu'un nouvel obstacle avant le succès !

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