Facteur, un métier pas si facile

Je pense que tout le monde a plus ou moins les mêmes à priori sur le métier de facteur. Quand le sujet entre dans une conversation, on dit souvent qu’être facteur ce doit être tranquille ou encore même que les facteurs ne sont pas pressés. 

Mais les clichés ont la vie dure. Voici ma courte expérience en tant que facteur.

Embauché au téléphone

Vous l’aurez compris, je ne suis pas vraiment Crésus, c’est même carrément l’inverse en ce moment ! J’avais donc déposé mon CV il y a quelques temps à plusieurs entreprises, dont au centre de tri local, un chef-lieu de canton de quelques 8 000 habitants.

Un mois plus tard, un vendredi midi, un numéro inconnu m’appelle (je ne décroche pas) et me laisse un message. C’est la DRH (directrice des ressources humaines) du centre de tri de la Poste qui me demande si je suis disponible mercredi prochain pour une durée de trois semaines et demi.

Idiot comme je suis, je me donne le weekend pour réfléchir avant d’accepter. Le lundi, face à l’évidence du fait que je suis fauché et qu’il va bien falloir que je gagne de l’argent à un moment donné, je rappelle. La DRH a l’air soulagée de mon appel et me propose de venir à 14h30.

Après avoir patienté au moins 20 minutes à l’accueil, je rentre enfin dans son bureau. Je ne m’en suis rendu compte qu’une fois revenu chez moi mais cela ne s’est pas vraiment passé comme un entretien « normal ».

À peine assis sur la chaise, on me demande de remplir des documents puis de signer mon embauche. On ne m’a posé aucune question, sauf celle de savoir si j’étais bien disponible pour la période et si j’avais bien mon permis. En gros, je n’ai pas eu d’entretien d’embauche. J’ai juste été embauché directement, sans poser de questions. Un peu étrange quand même.

J’ai ensuite eu le droit de faire un petit tour du centre, désert à cette heure-ci, avec le responsable d’équipe qui m’explique comment ça va se passer. 

Fin du tour, rendez-vous 6h45 mercredi matin.

Première journée : formation(s)

Je vais m’occuper de la tournée 12. Je serai en doublure avec Annie, la titulaire, pendant 3 jours pour apprendre la tournée et les diverses opérations menées par un facteur. J’ai de la chance, je connais déjà 75% du trajet, ayant vécu à côté pendant une quinzaine d’années.

La première partie du matin consiste à trier le courrier. Pendant que les facteurs effectuent le tri général, qui consiste à « dégrossir » tout le courrier arrivé par camion quelques minutes auparavant, je trie le courrier sur mon casier. 

Chaque facteur gére son casier qui représente une tournée (voir photo ci-dessous). Le casier est organisée en suivant le trajet de la tournée, en partant du coin en haut à gauche, pour finir en bas à droite. 

Au début, je ne comprenais pas pourquoi le 5 était avant le 34 par exemple, cela ne me semblait pas logique et je passais mon temps à chercher le numéro en pestant. Mais en fait, si, c’est très logique. Quand on effectue la tournée, le trajet ne suit pas forcément l’ordre des numéros. D’ailleurs, nombreux sont les villages où les numéros ne se suivent pas du tout. Il n’est pas rare de faire toutes les maisons d’un côté de la rue puis de faire demi-tour pour faire l’autre côté. 

Le casier pour trier sa tournée

Parfois, on ne fait même pas toutes les maisons d’un villages ou d’une rue en même temps. Suivant le trajet, il peut être plus simple de faire le bout d’un autre village accolé plutôt que de faire tout un village pour revenir sur ses pas pour faire l’autre village, et revenir encore une fois pour retrouver la route principale.

La casier est donc logique puisqu’il nous permet d’organiser le courrier selon le trajet de la tournée. Une fois qu’on a fini de mettre tout le courrier dans des cases, il ne reste plus qu’à récupérer le courrier dans l’ordre.

Le casier pour trier sa tournée

Une (petite) partie du courrier arrivé déjà trié par une machine, et il est rapide de mettre ce courrier dans les cases puisqu’il suffit de suivre l’ordre du casier.

Le reste est à trier et on fait pas mal d’aller-retours à gauche et à droite, surtout quand on n’a pas encore en mémoire l’emplacement de toutes les rues sur le casier.

Ensuite, il faut vérifier les réexpéditions. Vous savez, lorsque vous déménagez vous pouvez demander, ou plutôt payer, pour faire suivre votre courrier à votre nouveau domicile. On doit donc vérifier si le courrier de chaque case n’a pas un ordre de réexpédition, et si c’est le cas, coller deux étiquettes, une pour masquer l’ancienne adresse, une pour indiquer la nouvelle adresse.

Viens ensuite le tour des colis. Il faut vérifier combien on en a, ainsi que leur état pour d’éventuelles réparations (de l’emballage).

Enfin, il faut passer à la cabine (le bureau du centre de tri) pour récupérer les lettres recommandées ainsi que les lettres suivies.

Ensuite, on charge la voiture de telle sorte à ce que cela soit organisé dans l’ordre de la tournée. Du lundi au mercredi, on a la chance d’ajouter une étape, la distribution de publicité. Il faut donc aussi charger la publicité.

Formations vidéos et e-learning

Je pensais partir en tournée avec Annie, mais non. Je suis un peu déçu. Le responsable d’équipe m’explique un peu plus en détails le fonctionnement du centre de tri (après une demi-heure de pause…).

Puis, direction la voiture où j’ai le droit de passer un petit test de conduite. Le but étant de donner des instructions et conseils sur la conduite, le stationnement, etc… lorsqu’on distribue le courrier.

Ensuite, je passe sur ordinateur. J’ai le droit de visionner 5 vidéos sur les dangers concernant les chiens, les bonnes pratiques de conduite et de sécurité.

Puis, je dois suivre un certain nombre de formations elearning. La durée totale de la formation est estimée à 21 heures, j’en fait la moitié en trois heures. À ce moment, je suis fatigué car je n’ai pas beaucoup dormi, m’étant réveillé de nombreuses fois pendant la nuit, de peur d’arriver en retard.

J’apprends les différents types de lettres et colis recommandés, l’utilisation du factéo (l’application mobile pour aider les facteurs dans leur tournée), les règles de réexpédition de courrier, les avis de passage, etc… Bref, du bourrage de crâne.

Je rentre chez moi fatigué, et en ayant faim. Je me suis levé à 6h, j’ai mangé à 6h et 9h, et il est 14h30 quand j’arrive chez moi.

Première tournée en doublure

Cette fois-ci, je pars en tournée ! Je suis côté passager et Marianne me montre la tournée, Annie étant en repos. Puisque je suis là, je lui donne le courrier pour chaque boite aux lettres. Je me dit que ça ira plus vite vu qu’on est deux. En effet, en plus de lui préparer le courrier, je descends mettre le courrier à droite pendant qu’elle met le courrier à gauche. Logiquement, cela lui évite de faire le tour de la voiture lorsque la boite aux lettres est à droite.

L'arrière de la voiture avec le courrier, les colis et la publicité

Environ deux heures avant la fin de la tournée, je commence à ne pas me sentir bien. En effet, à force de lire en roulant, et de me baisser pour prendre une publicité lorsque la voiture freine pour s’arrêter à la prochaine boite aux lettres, je me sens brassé. Cela continuera jusqu’à la fin de la tournée.

Nous rentrons avec une heure de retard. Les facteurs sont censés être rentré au centre de tri à 13h50, soit sept heures de travail (l’embauche est à 6h50).

Je rentre chez moi, lessivé, mon cerveau continuant à assimiler toutes les informations de la tournée.

Deuxième tournée en doublure

Cette fois, c’est moi qui prend le volant ! Non seulement, c’est moi qui conduit, mais en plus, Annie ne bouge pas ses fesses ! Je dois descendre à chaque boite aux lettres, qu’elle soit à droite ou à gauche. 

Néanmoins, Annie me prépare le courrier, ce qui n’est pas de refus. Je galère un peu au début pour les manœuvres, je ne me rapproche pas assez des boites aux lettres lorsqu’elles sont à gauche, pour éviter de devoir descendre de la voiture, et je fais plein de petites erreurs de débutant. Normal.

Je suis à l’aise sur le trajet, sauf quand j’arrive au dernier quart. Là, je suis complètement perdu car je ne connais pas cette partie. J’ai l’impression de tourner en rond.

Fin de la tournée, toujours une heure de retard.

Je rentre encore lessivé de ma journée, je ne fais pas grand-chose du reste de ma journée si ce n’est dormir ou glander sur internet, faute de plus d’énergie.

Troisième journée en doublure

Aujourd’hui, c’est samedi. C’est toujours moi qui conduit. Annie ne m’aide plus beaucoup pour le trajet, il faut que je me débrouille pour me remémorer la dernière partie du trajet. Heureusement, dans mes quelques moments de motivation de la veille, j’ai révisé le parcours sur Google Maps.

Au final, cela se passe plutôt bien, et on rentre dans les temps, en ayant même le temps d’aller faire le plein. Sauf que normalement, le samedi, on finit vers 13h et non 13h50. Bref, on n’est pas en avance.

Mais au moins, je me sens confiant pour lundi où je serai tout seul. Annie part en vacances pendant 3 semaines.

Étonnement, je ne suis pas fatigué en rentrant à la maison, je n’ai pas eu besoin d’apprendre beaucoup de choses aujourd’hui. Mais je vais quand même refaire un tour sur Google Maps histoire de bien me mettre cette fin de parcours en tête.

Lundi, première tournée en solo

C’est le jour J, je pars en tournée tout seul. Annie n’est plus là pour gérer les réexpéditions, les colis, les recommandés et le factéo mais Marianne m’aide, ce qui me permet de ne pas être trop en retard sur mon tri du courrier car je suis toujours lent comparé aux autres.

La voiture chargée, je pars en tournée. Premier obstacle, je galère à mettre la pub dans les boites aux lettres. Je finis toujours pas bourrer et chiffonner une pub qui tient toutes les autres. 30 pubs plus tard, je trouve la technique, en ayant perdu quelques minutes déjà.

Deuxième obstacle, la séca n’est pas dans le bon ordre. La séca, c’est prendre une partie d’une autre tournée pour palier au fait que certains facteurs sont en repos. Annie, la titulaire de la tournée fait sa séca selon un trajet qui ne me paraît pas logique, c’est pourquoi je préfère faire la séca comme le fait Marianne. Sauf que Marianne m’a donné le courrier de la séca dans le sens que fait Annie, ce qui fait que je n’ai pas le courrier dans le bon ordre. Ça commence bien !

Il est déjà 10h lorsque je commence ma tournée (c’est-à-dire après la séca). Je me dit que je ne suis pas rentré. 

La technique : mettre la pub liant les autres en haut de la liasse

Sur la journée, j’enchaîne pas mal de petites erreurs. Par exemple, je laisse mon passe (pour ouvrir les boites aux lettres) sur une boite aux lettres et je ne m’en aperçois seulement lorsque j’en ai besoin à nouveau, dans le village suivant, ce qui me vaut d’aller faire un aller-retour.

J’oublie aussi de scanner des colis, ce qui me vaut un autre aller-retour (ce qui fait que je suis passé 3 fois dans le même village…).

Heureusement, le reste de la journée se passe sans accrocs, je n’ai pas d’avis de passage à laisser, tous mes clients sont présents quand je frappe à la porte, ce qui me fait gagner du temps (ou du moins, ne m’en fait pas perdre plus).

Je roule comme si j’étais au volant d’une F1, alors que je suis en Citroën Berlingo. Au final, je reviens au centre de tri avec plus d’une heure de retard. Le temps de décharger la voiture et de gérer les quelques lettres qui n’ont pas trouvée de nom à l’adresse correspondante, j’ai fait une heure et vingt-trois minutes d’heures supplémentaires.

Mardi

De nouveau la séca, dans l’ordre cette fois. Nouveau problème, j’ai deux lettres à une rue qui ne me dit rien. Je décide de les mettre de côté et de demander à un collègue à mon retour au centre de tri. Je me rends compte par la suite que j’ai en fait oublié une maison, au tout début de la séca…

Je fais la séca beaucoup plus rapidement car je n’ai pas de pub pour cette partie, et les lettres sont dans le bon ordre.

Je galère un peu avec la pub lorsque j’arrive sur la place de la commune. En effet, je ne peux me garer qu’à deux endroits et j’ai beaucoup de maisons à faire à pied. Je ne peux transporter toute la pub avec moi car cela serait beaucoup trop lourd à porter.

Je dois déposer un colis dans une entreprise. J’ai de la chance que la secrétaire m’ait vue et décide de revenir (c’était l’heure de la pause déjeuner), sinon je n’aurai pas pu déposer mon gros colis et j’aurai perdu du temps.

Je continue à foncer à toute vitesse dans la campagne, et même à courir aux boites aux lettres pour gagner du temps.

Ce qui ne m’empêche de continuer à faire des petites erreurs qui me coûtent une à cinq minutes à chaque fois.

Je reviens au centre en ayant fait une heure supplémentaire. C’est mieux qu’hier mais je me demande comment font les autres pour rentrer dans les temps, vu à la vitesse où je roule (même si la plupart ont mis au moins 30 minutes à une heure supplémentaire ce jour-là).

Fin de tournée !

Mercredi

Nicole (une des responsables du centre) m’aide encore et toujours à préparer mes colis et mes recommandés. Je vais de plus en plus vite pour trier mon courrier, ce qui me vaut de partir 10 minutes en avance par rapport à d’habitude.

Par contre, je pars avec une incertitude. En effet, cette semaine est un peu spéciale car il y deux tournées de pub à faire (c’est la semaine de la rentrée). Hier j’ai pris une première « main » (une liasse de pub), et aujourd’hui je dois prendre la deuxième (différente de celle d’hier). Problème, je ne me souviens pas quelle main j’ai distribué hier. Dans le doute, je pars avec la deuxième main.

Aujourd’hui, je n’ai pas la patate, je n’ai pas envie de foncer ni de courir. Bonne nouvelle, je n’ai plus la séca à faire.

Lorsque j’arrive dans le village où je dois commencer à mettre de la pub, je profite qu’une maison soit encore en vacances pour ouvrir la boite aux lettres et regarder quelle main de pub j’ai mise hier. Heureusement, je ne me suis pas trompé. Cela me vaudra de refaire un petit aller-retour au début du village pour distribuer la pub (si je n’avais pas la bonne main, il aurait fallu que je distribue la pub sur la seconde partie de la tournée).

Le côté passager avec le courrier à gauche et la pub à droite

Je perds du temps au Carrefour Express. En effet, celui-ci fait relais colis et je dois y déposer des colis (comme tous les jours). Je suis censé scanner tous les colis, et le caissier doit en faire de même. Ensuite, je dois scanner le code barre généré par le lecteur de code barre du caissier pour faire une contre validation (en gros, valider qu’on a bien les mêmes colis d’enregistrés pour pouvoir se décharger ensuite de la responsabilité sur ces colis).

Sauf que là, mon factéo m’indique qu’il y a des colis scannés en trop par le caissier, alors que c’est moi qui les ai scanné, le caissier m’ayant donné son lecteur de code barre car il y avait trop de monde à la caisse. J’ai recommencé trois ou quatre fois, avec à chaque fois le même problème. Le caissier ne sachant pas plus que moi la raison du problème, je décide de valider sans la contre validation. 15 minutes de perdues.

Le dernier problème se trouve sur la fin du parcours. J’ai un recommandé pour une certaine personne au 6 bis dans un petit village. Je ne vois pas de 6 bis, alors je regarde les boites aux lettres. Je ne trouve pas le nom. Je sonne aux deux maisons du 6, pas de réponse.

Je vais ensuite voir la maison du 8, où j’ai donné du courrier à une petite dame. Elle, ainsi que son mari me disent que cette personne n’habitent plus là depuis un an et demi. Bon OK. Ne sachant pas comment gérer cette situation, je remets le recommandé dans la voiture et je demanderai à un collègue à mon retour au centre de tri.

Je recommence à foncer à toute allure sur le dernier tiers du parcours, même si j’ai faim. Je finis ma journée avec seulement 30 minutes de retard. Si on enlève la séca, je n’ai pas fait mieux que la veille.

Jeudi

Normalement, à partir du jeudi on n’a plus de pub à distribuer. Mais comme c’est une semaine spéciale avec une double main (double tournée de pub), j’ai encore de la pub à distribuer.

Bref, ce jeudi était un jour spécial car nous avons eu droit à un petit déjeuner offert avec café,  croissants, et pains au chocolat (désolé, mais ce ne sont pas des chocolatines !). Tout cela en l’honneur de deux employés parties à la retraite il y a quelques temps et que je n’avais encore jamais vues avant aujourd’hui. D’ailleurs, je me suis dit qu’elles étaient bien motivées de venir à 8h du matin pour ce pot de départ.

Ce fut donc l’occasion de discuter avec des collègues autour d’un café, ce qui était une bonne chose. Ce qui était moins bien, c’est que ce pot de départ/petit-déjeuner a quand même duré trois quarts d’heure. Ce qui fait qu’au lieu de partir à 9h du centre de tri, je suis parti à 10h10. Car j’ai aussi eu quelques problèmes avec mon factéo et je me suis éraflé le dos de la main, ce qui m’a valu un gros pansement par le chef d’équipe (pansement qui ne durera que 30 minutes avant qu’il ne serve plus à rien car complètement déchiré…).

Vous l’aurez compris, je ne suis encore pas rentré de bonne heure ce jour-là. Mais demain, je suis en repos.

Samedi

Ah enfin, la délivrance ! Pas de publicité à distribuer ! Mais j’ai quand même mal au dos aujourd’hui, dû au fait que je dois toujours regarder en bas pour lire la prochaine adresse, et aussi pour prendre la publicité, opération qui ne s’avère pas très pratique.

J’ai eu le droit de faire deux bêtises ce jour. J’avais deux recommandés à une même adresse. J’y ai été une première fois avec un premier recommandé (j’avais oublié que j’en avais deux pour cette adresse), et j’ai oublié de récupérer l’accusé de réception (en même temps, si la poste avait eu la bonne idée de ne faire qu’un seul format d’accusé de réception et non un joyeux bordel de plusieurs formats vraiment pas pratiques à manipuler…).

Puis, une fois que je me suis rendu compte que j’en avais un deuxième (une demi-heure plus tard, un kilomètre plus loin), j’y suis retourné mais la personne n’était plus là, m’obligeant donc à laisser un avis de passage. Double échec.

Mis à part ça, je suis rentré dans les temps, youpi !

Mon beau gilet jaune 😉

Conclusion

Neuf premiers jours assez éprouvants, même si je sais que la semaine prochaine va être plus « tranquille » car il n’y aura qu’une seule main de pub.

Néanmoins, cette expérience m’a fait changer d’avis sur le métier de facteur. Ce n’est pas si facile que ça, et vous verrez dans le prochain article relatant ma deuxième semaine en tournée solo qu’une nouvelle factrice n’a pas réussi à faire la moitié de sa tournée lors son premier jour en solo.

Je suis quasiment certain par contre que certaine tournées sont plus rapides que d’autres. Aussi, suivant les jours, on peut avoir plus ou moins de colis et de lettres recommandées. Dans les bons jours, je peux n’en avoir que 20, mais j’ai pu en avoir jusqu’à 40, et Annie m’a avoué qu’il n’était pas si rare d’en avoir 60. Qui dit plus de colis/recommandés dit tournée plus longue. 

Dernière pensée, il faut de la patience pour être facteur. Effectuer la même tournée jour après jour, en passant au plus ou moins aux même boites aux lettres devient vite long.

Je suis bien content que mon contrat ne dure que trois semaines et demi car honnêtement, je ne me vois pas faire ça plus longtemps. Au final, la seule partie du métier de facteur que j’aime bien c’est le tri du courrier.

Jonathan Gerbaudhttps://www.project41.fr
De -10K€ à +100 K€ en un an. C'est le pari un peu fou que je me suis lancé suite à la mésaventure professionnelle qui m'a fait connaitre la dette pour la première fois de ma vie. Mais comme je le dis toujours, ce n'est qu'un nouvel obstacle avant le succès !

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