Bilan du mois de Juillet

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Pas mal de choses se sont passées ce mois-ci.

Premièrement, j’ai déménagé chez mes parents. Me voilà de retour à la campagne, cela fait un peu bizarre. Mais bon, l’avantage, c’est que je n’ai plus de loyer à payer et que je n’ai quasiment rien dépensé.

Mes précieux bitcoins...

J’ai investi 6 000€ en Juillet 2017. Ils se sont transformés en 50 000$ (environ 42 500€) mi-décembre 2017. Malheureusement, je n’ai pas vendu à ce moment-là et je suis parti un mois à l’autre bout du monde. À mon retour de voyage, mi-janvier, je n’avais plus « que » 20 000$.

Je décida alors de garder mes monnaies virtuelles et d’attendre que cela remonte. J’étais confiant, même si je savais que ça pouvait prendre un an ou plus.

Le cours du Bitcoin (et des monnaies virtuelles) n’a cessé de descendre jusqu’à mi-juillet 2018. Et étant donné que j’étais en cruel manque d’argent (voir mon histoire sur cette page), j’ai dû me résoudre à tout vendre, au plus mauvais moment. Je n’ai récupéré que 4 500€, soit une perte nette de 1 500€.

L’avantage, c’est que je n’aurai pas à déclarer de plus-value aux impôts…

La CIPAV

Bonne nouvelle, la CIPAV a accepté ma demande de paiement en plusieurs échéances. Mauvaise nouvelle, les montants sont plus élevés que ce que j’avais proposé.

Pour rappel, j’ai 9 400€ à rembourser à la CIPAV. J’avais demandé un étalement de paiement à hauteur de 500€ par mois, étant dans l’impossibilité de régler la somme demandée en une seule fois. La CIPAV m’en demande 770€ par mois pendant un an. Ce qui reste une grosse somme pour le moment.

J’ai effectué mon premier paiement ce mois-ci, il ne me reste donc plus que 8 670€ à rembourser.

Les aides sociales

Petite surprise ici. Sur les conseils de ma meilleure amie, assistante sociale, j’ai tenté de me rapprocher de l’assistante sociale du secteur pour demander le RSA. Évidemment, avant de demander le RSA, il faut obtenir une attestation de Pôle Emploi indiquant que je n’ai aucun droits de chômage.

Je me suis donc réinscrit sur Pôle Emploi, et on me demande de fournir des documents concernant la fermeture de mon autoentreprise il y a un peu moins de trois ans. Malheureusement, j’ai jeté la plupart des justificatifs demandés, pensant que cela ne me servirait plus jamais.

Après quelques échanges au téléphone, la conseillère de Pôle Emploi m’indique qu’il me reste peut-être des droits de chômage. En effet, lorsque j’avais commencé en tant qu’autoentrepreneur, j’avais profité d’une aide de Pôle Emploi permettant de convertir le reste de mes droits chômage en tant que capital entreprise. Ce dont je ne me souvenais plus, c’est que cette aide ne prenait que 50% des droits restants, et non 100% comme je le pensais.

J’ai réglé l’issue administrative de la fermeture de mon autoentreprise concernant Pole Emploi, maintenant je dois prouver la fermeture de mon EURL, et pour ça il me faut le document signé par le greffe. Et en parlant de ça…

La fermeture de mon EURL

Eh bien je l’attends toujours ! Tous les jours, j’attends dans la boite aux lettres le fameux courrier indiquant la fermeture de ma société. En vain. Et oui, c’est la plus mauvaise période pour fermer une entreprise car tout le monde est en vacances, ce qui signifie des délais dans toutes les administrations.
 
Je suis en cessation d’activité depuis le 31 mai, ma société est censé être fermée depuis le 30 juin et ce n’est que le 24 juillet, que mon banquier m’a informé qu’il avait reçu une notification du tribunal du greffe concernant la fermeture de ma société. Soit quasiment deux mois, et l’URSSAF et la CIPAV ne m’ont toujours pas radié de leurs services respectifs. Après vérification auprès de mon comptable, c’est lui qui s’occupe de cette partie (ou plutôt son service juridique).
 
Je suis toujours un peu naïf quand il s’agit de l’administration, je m’imagine, en bon programmeur que je suis (ou que j’étais plutôt), que tout est automatique et que les différentes administrations communiquent entre elles. Et bien non, absolument pas !
 
Bref, mon comptable ne pourra demander ma radiation à l’URSSAF et à la CIPAV seulement lorsque j’aurai reçu le fameux document (le KBIS) du greffe attestant de la dissolution de ma société.
 
Donc, aujourd’hui 1er août, toujours rien dans la boite aux lettres, j’en ai ras le bol d’attendre. J’appelle donc le tribunal du greffe de Nantes. Après quatre appels où le répondeur m’indique gentiment, après une minute et trente secondes de messages sur les horaires administratifs, de rappeler plus tard. J’attends dix minutes et je rappelle.
 
Coup de chance, quelqu’un décroche. Je demande si je peux pas obtenir un document au format électronique, en attendant de recevoir l’original par courrier. Car ce document, ou plutôt l’absence de ce document, me bloque dans toutes mes démarches.
 
Elle me répond que mon dossier n’a été reçu que le 23 juillet et qu’il ne sera pas traité avant la fin de la semaine mais qu’elle essaiera de traiter mon dossier en urgence. Vous êtes bien gentille mademoiselle (oui je sais, on dit madame maintenant…).
 

Seule solution : prendre mon mal en patience.

Repartir en tant qu'autoentrepreneur

Ce n’est pas parce que j’ai planté ma première société (voire ma deuxième si je compte ma période start-up) et que je suis plutôt bien endetté que je vais me laisser abattre comme ça. Bien que j’aie postulé pour plusieurs offres d’emploi payées au SMIC, mon objectif a toujours été de repartir le plus rapidement possible en tant qu’indépendant.

J’ai refusé un poste où on me demandait de me lever 6 jours sur 7 à 4h du matin pour être payé au lance-pierres, et les autres candidatures n’ont pas donné suite. Vous pourriez me dire que dans la situation où je suis, je devrais accepter ce qu’on me propose mais la seule idée de faire 35h en 6 jours (quand j’en fais régulièrement 50 en 5 jours) me semble tellement illogique que je n’ai pu m’y résoudre (en plus, je ne suis pas du matin).
 
Plus les jours avançaient, moins je me voyais reprendre un job temporaire, et plus je devenais impatient par rapport au courrier du tribunal du greffe (le KBIS).
 
À partir du moment où mon banquier a reçu la notification l’informant de la fermeture de ma société, j’étais persuadé de recevoir rapidement le KBIS et de pouvoir repartir en tant qu’indépendant. L’avenir me dira que je me suis un peu trompé sur ce point. Mais j’ai donc arrêté de regarder les annonces d’emploi et je me suis plutôt mis à réfléchir sur la meilleure manière de repartir en tant qu’indépendant.
 
L’avantage étant que cela est beaucoup plus rentable au niveau du ratio temps travaillé/rémunération (dans ma situation personnelle) par rapport à un travail payé au SMIC. À titre de comparaison, je gagnerai au bout d’une journée payée au SMIC l’équivalent de ce que je facturais en une heure en tant qu’indépendant. Vous comprendrez pourquoi j’aurai vraiment l’impression de perdre mon temps en travaillant 152 heures par mois pour toucher un SMIC.
 
Plusieurs choix s’ouvraient à moi quant au statut de ma nouvelle entité professionnelle : autoentrepreneur, micro-entreprise, EIRL, EURL, SASU, …
 

J’ai choisi de repartir en tant qu’autoentrepreneur principalement pour trois raisons :

  • J’ai eu ma dose d’administration pour quelques temps, et le statut d’autoentrepreneur est vraiment le plus simple au niveau administratif. Un processus de création simple, rapide et gratuit, ainsi qu’une simple déclaration trimestrielle de chiffre d’affaires.
  • Le plafond annuel de chiffre d’affaires a été doublé (70 000€) depuis ma première expérience en tant qu’autoentrepreneur en 2012.
  • Je peux commencer à travailler immédiatement, l’obtention d’un nouveau numéro de SIRET, obligatoire sur les factures, ne prenant que deux petits jours.

Même si il y a la question de la TVA à gérer lorsqu’on atteint l’ancien plafond de chiffre d’affaires (32 900€), cela reste relativement simple comparé aux autres statuts.

Une nouvelle activité... enfin, deux

Continuer en tant qu’indépendant me semblait une nécessité, encore fallait-il savoir dans quoi se lancer. En effet, mon cœur de métier est le développement (programmation) d’applications Android, le seul problème étant qu’il m’est devenu impossible de continuer cette activité car je ne veux plus coder (programmer), et que j’ai un an et demi de retard au niveau veille technologique. Bref je suis complètement largué sur ce qu’il se fait actuellement en terme de développement Android.

Il me fallait donc un nouveau secteur d’activité. Pendant les 6 dernières années en tant qu’indépendant, il y a un domaine que j’ai toujours connu mais dans lequel je ne me suis jamais lancé : l’affiliation. Cela consiste à promouvoir les produits et services des autres et toucher des commissions sur les ventes générées.

Après avoir bien réfléchi, je décidais de finalement me lancer dans le marketing d’affiliation. Comme à mon habitude, les idées ont afflué mais je savais que le marketing d’affiliation était une stratégie à long terme (une des raisons pour lesquelles je ne m’y étais jamais lancé) et que je ne génèrerai pas d’argent avant plusieurs mois.

Il me fallait donc une autre solution pour gagner de l’argent en attendant. Là encore, la solution est venue d’un domaine dans lequel je n’avais jamais voulu me lancer : la création de site (web) vitrine sous WordPress.

La raison étant que WordPress est une usine à gaz et que, bien qu’on puisse tout faire, on peut surtout faire n’importe quoi. Et bien sûr, il fallait coder (programmer).

Mais le fait est que WordPress a évolué, et surtout que de nombreux outils se sont développés autour de celui-ci. En créant mon premier site d’affiliation, Affiliate Captain, j’ai créé une page qui recensent les meilleurs outils pour designer des pages sur WordPress.

Et c’est ainsi que j’ai découvert Elementor, un outil qui permet de créer de superbes sites WordPress sans avoir besoin de coder (mis à part connaitre les codes hexadécimaux des couleurs, et encore, on peut faire sans). En gros, un éditeur WYSIWIG, ou comment créer des sites en utilisant simplement du glisser-déposer et de la configuration. L’outil parfait pour moi !

Un outil qui s’occupe de tout l’aspect programmation et qui me laisse faire ce que je veux comme je le veux.

J’ai donc trouvé ma nouvelle profession, qui pourrait s’avérer assez rentable : créateur de site web WordPress Premium.

Mes projets pendant ces deux derniers mois

Et oui, je n’ai pas chômé. En tout et pour tout, j’ai créé cinq sites web.

Le premier se nomme Affiliate Captain. C’est un site en anglais dont l’objectif est de recenser les meilleurs outils pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans le marketing d’affiliation (« affiliate marketing » en anglais). Évidemment, bon nombre des produits ou services listés ont un programme d’affiliation. Afin de développer le classement sur Google et d’améliorer mon SEO, j’ai commencé une partie blog.

Mon second site web est un autoblog, nommé Health and Fitness best products. J’ai eu l’idée de ce site web en associant deux concepts. Le premier, l’autoblog. Un autoblog est un blog qui publie tout seul et dont vous n’avez plus à vous occuper une fois passé la phase de configuration. Concrètement, grâce à un petit plugin WordPress, l’autoblog se charge de régulièrement ajouter des articles provenant d’autres sources (sites web, flux RSS, …) que vous lui avez fourni. Ce n’est pas vraiment légal car vous volez les articles, et vous êtes passible de violation de droit d’auteur.

C’est pourquoi ma source de données est Clickbank. C’est une plateforme d’affiliation très connue. Vous pouvez y trouver plein de produits que vous pouvez promouvoir et générer des commissions sur les ventes. Mon autoblog se charge donc de récupérer les pages de ventes des produits de la catégorie Santé et Fitness pour les importer automatiquement.

Je ne place pas trop d’espoirs sur cet autoblog, je serai déjà content si je parviens à générer ne serait-ce qu’une vente de cette manière.

Mon troisième site se nomme Chouettes Inventions. C’est un site qui répertorie des produits innovants. Pour le moment, j’ai une trentaine d’articles sur des produits vendus sur Amazon. Car oui, Amazon propose lui aussi un programme d’affiliation si ce n’est LE plus grand programme d’affiliation existant.

Mon quatrième site, et bien vous êtes en train d’y lire cet article, c’est mon blog personnel. D’ailleurs, à l’heure où j’écris ces lignes, il est encore en construction.

Et enfin, le cinquième site, c’est mon site professionnel où je décris mon activité de création de site web. C’est le premier site que j’ai créé avec Elementor. Les blogs des autres sites ont été créés avec le thème Newspaper, qui est très complet au niveau fonctionnalité et propose de nombreux thèmes personnalisables.

J’ai aussi créé un sixième site, même si je n’ai fait que la page d’accueil. C’est une refonte du site d’une connaissance qui venait de créer son site professionnel via une agence web. J’avais l’impression que son site avait été créé par un stagiaire et je voulais voir ce que j’étais capable de réaliser avec Elementor avant de me lancer dans la création de site web. Après une journée et demi de travail, je dois avouer que (sans me vanter) mon résultat n’a strictement rien à voir avec le site actuel et que je pourrai donc facturer mes sites assez cher (d’où la mention de sites « Premium » sur mon site professionnel). D’ailleurs, la connaissance en question m’a indiqué que c’était exactement ce qu’elle recherchait, me confortant dans ma démarche.

Pour terminer, j’ai un autre blog que je n’ai pas vraiment configuré. Après avoir réfléchi sur ce que j’ai accompli ces deux derniers mois, j’ai réalisé qu’alimenter trois blogs étaient déjà bien suffisants et que ce n’était pas jouable d’en gérer un quatrième. J’intégrerai donc les articles prévus pour ce blog dans mon blog personnel.

Mes rentrées d'argent

Malgré ces nombreux sites web, je n’ai rien gagné du tout grâce à eux. Cela est principalement dû au fait que je n’ai quasiment pas de trafic puisque ces sites sont tout récents. Et comme je n’ai pas de trafic, je ne génère pas de ventes et je ne gagne donc pas de commissions.

Voici donc le décompte de mes revenus, cela va être facile :

  • Affiliate Captain : 0€
  • Chouettes Inventions : 0€
  • Blog perso (en construction) : 0€
  • Création de site web (en attente) : 0€
  • Pôle Emploi (en attente) : 0€
Grand total : 0€

Conclusion

Ces deux derniers mois auront été difficiles. Les mauvaises nouvelles se sont enchaînées et j’ai aussi joué de malchance.

J’ai été très longtemps préoccupé par ma dette, un concept auquel je ne suis pas habitué. Le fait de ne pas pouvoir vendre de prestations de services faute d’entreprise en cours de validité ne m’a pas vraiment aidé dans ma tâche, tout comme le fait de ne pas réussir à se résoudre à travailler 152 heures par mois pour toucher un pauvre SMIC.

Mais j’ai réussi à rebondir et j’ai pu mettre en place les bases qui me serviront pour mes stratégies de travail à court et long terme.

J’espère que d’ici une semaine, les choses vont se débloquer et je vais pouvoir avancer et repartir sur la bonne voie.

Jonathan Gerbaudhttps://www.project41.fr
De -10K€ à +100 K€ en un an. C'est le pari un peu fou que je me suis lancé suite à la mésaventure professionnelle qui m'a fait connaitre la dette pour la première fois de ma vie. Mais comme je le dis toujours, ce n'est qu'un nouvel obstacle avant le succès !

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